Compte-rendu de la commission Lycée mars 2021
Article mis en ligne le 26 avril 2021

par Gilles WAEHREN

Compte-rendu

Commission Lycée APMEP

19 mars 2021

Bilan de l’année 2019 – 2020

élèves : heures tremplin en 2de, adaptation des élèves

Poincaré - Bar Le Duc : d’octobre à décembre, une heure tremplin par semaine et par classe, parfois assurée par un contractuel. Contenus proposés par le professeur de la classe : préparer un contrôle ou un chapitre. Élèves ciblés par les profs. Soutien en première et terminale jusqu’en novembre.

Beaumont - Saint Dié : Quota d’heures (15h pour les maths) qui pouvait être utilisé avec d’autres niveaux que la Seconde et pendant toute l’année. Surtout avec les Premières pour les chapitres difficiles traités pendant le confinement. Difficultés à trouver des créneaux communs pour toutes les classes.

Callot - Nancy : une heure par semaine pendant un temps restreint (contre-productif). Insuffisant et précoce en Seconde en Septembre. 5 ou 6 h utiles en Spé Maths.

Nominé - Sarreguemines : 1h par semaine pendant 5 semaines, élèves désignés. En début d’année : trop tôt pour définir les besoins

La Communication - Metz : des heures pour toutes les disciplines volontaires. Heures de soutien dédoublées jusqu’à mi- novembre. 1h de soutien en Spé 1ère (sur 6 classes) : surtout consacrée au calcul littéral. Difficulté de trouver un créneau commun. Beaucoup d’élèves en difficultés.

profs : nouveaux usages du numérique

Alexandre : meilleure préparation pour la rentrée, classe partagée par le CNED, limitée pour l’utilisation, élèves familiers et des problèmes techniques résiduels pour certains

Christelle : réel progrès dans les usages

Enseignement hybride

fonctionnements différents :

Matériel mis à disposition des profs ou pas selon les établissements.

Tablette personnelle et stylet pour partager.

Poincaré - Bar Le Duc : Décidé en conseil pédagogique. Roulement 1 semaine par niveau en distanciel : 2nde, 1ère puis Terminales. Classe virtuelle du CNED. Le lycée fournit casque et webcam

Loritz - Nancy : tout le matériel souhaité est fourni. Changement de salle permanent.

La Providence - Thionville : Terminales et les Secondes le matin, Premières l’après-midi. Avantage : toujours en classe entière, évaluation plus équitable. Différence de traitement selon les disciplines.

Ste Chrétienne - Sarreguemines : toujours des classes entières.

ressenti des élèves :

Inconvénient du distanciel : des décrocheurs (notamment en 2nde), y compris parmi les élèves connectés. Concentration fluctuante, participation plus faible qu’en présentiel.

Problèmes de transports

Le problème de l’absence de groupe classe dans les spécialités est amplifié par le distanciel.

Usage du livre numérique très difficile. Edupython très instable.

ressenti des professeurs

Difficultés de faire un cours mixte (pour les élèves en présentiel et en distanciel).

Le matériel est disparate : VPI, TBI, vidéoprojecteurs ou tableaux traditionnels, selon les salles d’un même établissement. Problèmes de compatibilité matériel.

Selon les compétences des uns et des autres, des pratiques plus ou moins abouties s’installent, mettant en défaut les professeurs les moins bien dotés. Ce qui est mis en œuvre à l’initiative de certains professeurs doit-il être la norme ?

Stratégie courante : mettre dans l’ENT le contenu de cours pour les élèves à la maison et faire classe uniquement avec les élèves présents. Frustration : être prof ne se limite pas à donner des documents.

Les profs de maths semblent faire partie de ceux qui développent le plus de pratiques novatrices et différentes. Les professeurs stagiaires sont, eux, souvent en difficultés.

Il est souvent difficile d’obtenir un soutien technique au niveau rectoral.

Progressivité

Le travail à distance manque souvent d’efficacité et nécessite, en général, de passer une ou deux heures à faire des mises au point lors du retour en présentiel, voire de refaire entièrement le cours.

Le retard dans la progression s’accumule et le bouclage des programmes devient inaccessible.

Les lacunes dues au confinement sont importantes et les notions vues en confinement en 2020 ne sont pas stabilisées : beaucoup de contenus sont à reprendre avec des élèves, certes volontaires, mais parfois très faibles. Comment peut-on leur faire « ingurgiter » tout le programme ? Le dégoût de la discipline s’installe, incitant beaucoup d’élèves de Première à abandonner la spécialité maths, souvent en raison de lacunes difficiles à combler.

réforme en Terminale :

- épreuves annulées : délai ? Sujets ?

Lien vers les sujets de maths : https://tribu.phm.education.gouv.fr/portal/auth/pagemarker/6/cms/default-domain/workspaces/bnsujet/eds-mars-2021/baccalaureat-general/mathematiques ?displayContext=menu&scope=__nocache&addToBreadcrumb=0&displayLiveVersion=1

Les épreuves devraient se tenir en juin ou en mai. La préparation des élèves de Terminale n’est pas suffisante en mars pour garantir la réussite du plus grand nombre. Le programme de l’examen est encore trop ambitieux, malgré les allégements. Les sujets pourraient mieux tenir compte des colorations (selon la deuxième spécialité) de la spé Maths

Les professeurs de la spécialité mathématiques de Terminale du Lycée Saint Exupéry de Fameck ont adressé, en janvier, un courrier à l’inspection pédagogique de l’académie : http://apmeplorraine.fr/spip.php?article723 . La réponse est restée évasive (annulation de l’épreuve annoncée fin janvier) sur l’impossibilité de la tenue d’épreuves en mars, la longueur délirante du programme pour être traité correctement et la nécessité de reprendre le programme de Première.

En 1ere, il semble impossible de traiter en 4h l’équivalent de l’ancien programme de Première Scientifique sans laisser la moitié des élèves de côté.

Se pose encore la question de l’existence d’un groupe de suivi de la mise en place des programmes.

L’étude des sujets de la spécialité Physique et Mathématiques de Terminale STI2D montre qu’ils sont plus difficiles que ceux de la Spé Maths de la voie générale : https://tribu.phm.education.gouv.fr/portal/auth/pagemarker/8/cms/default-domain/workspaces/bnsujet/eds-mars-2021/baccalaureat/sti2d/physique-chimie?displayContext=menu&amp ;scope=__nocache&addToBreadcrumb=0&displayLiveVersion=1

Le nombre de d’heures pour l’assimilation de ce volume de connaissance est toujours insuffisant.

Les enseignants de mathématiques impliqués dans l’enseignement scientifique du tronc commun sont gênés par l’absence de sujets zéros, pour une épreuve qui impliquent des professeurs avec des pratiques très diverses en raison de leur discipline d’origine.

- grand oral : planning, sujets

La préparation à cette épreuve n’est pas toujours prise au sérieux par les équipes pédagogiques. Dans le mouvement de la réforme et des changements profonds qu’elle implique, le Grand Oral (GO) représente un surcroît de travail dont professeurs et élèves se passeraient bien.

Certains collègues préparent leurs élèves avec un entraînement à l’oral (prise de parole) sous forme d’exposés (vie et œuvre de mathématiciens par exemple) durant 5 min (mais pas encore sur leur sujet du GO) : le temps pris sur la séance est conséquent.

L’absence de support de présentation est très problématique en maths. La conception de cette épreuve de GO s’est faite sans penser à la spécialité maths. L’élève peut cependant concevoir, pendant les 20 minutes de préparation, un support à donner au jury. L’épreuve est trop longue pour survoler sa préparation, mais trop courte pour entrer dans un vrai sujet. La faible durée du temps d’exposé risque de déboucher sur des sujets trop superficiels. Il faut prévoir les questions d’approfondissement du jury.

Il est très difficile pour les élèves d’intégrer un point du programme dans leurs questions… Pour avoir des sujets qui reposent sur le programme de terminale (même si on peut se baser sur celui de première), il faut que les élèves en aient étudié une partie pour prendre du recul. Il est délicat de commencer en Septembre.

Jusque fin janvier, le travail de Terminale s’est concentré sur l’épreuve écrite. Beaucoup de professeurs (avec l’annulation des épreuves de mars) commencent seulement à aborder le sujet avec leurs élèves, souvent en attente d’informations complémentaires. Le suivi par le professeur, comme pour les TPE, n’est pas cadré. Certains établissements proposent un carnet de suivi. Problème des questions interdisciplinaires : le jury peut ne comporter qu’un seul prof d’une deux spécialités.

Orientation

L’accompagnement à l’orientation s’est compliqué avec la réforme et les professeurs principaux manquent d’une formation solide pour aider leurs élèves. En Terminale, ils doivent ’orienter’ les élèves sans réellement pouvoir s’appuyer sur tous les professeurs de spécialité de leur classe. Dans certains établissements, les professeurs se réunissent par spécialité sans assister à des conseils de classe pléthoriques. Ils ne peuvent donc plus réellement s’occuper de l’orientation des élèves : la situation est dramatique. Les professeurs principaux des élèves de Spé Maths sont difficiles à identifier. Certains professeurs choisissent les conseils de classe en fonction des élèves qu’ils souhaitent suivre

La deuxième spécialité, différente selon les élèves, peut influer le contenu du cours : un exemple de Physique pour les équations différentielles ne peut pas être appréhendé de la même façon par des élèves qui ne suivent pas cet enseignement de spécialité.

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