Vu sur la toile 126 : Art aléatoire
Article mis en ligne le 23 août 2019

par Gilles WAEHREN
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Certains collègues de Collège ont pu voir, lors de récentes formations, des propostions de travail interdisciplinaire Mathématiques et Arts Plastiques. Ce genre d'approche est fortement cautionnée par l'APMEP car elle montre l'apport des Mathématiques dans ce que la création artistique peut produire d'émouvant ou de choquant, mais aussi parce que nous sommes nombreux à penser que l'art doit garder une place prépondérante dans les apprentissages, et ce à tous les âges.

Pour commencer, on pourra consulter les fiches ressources proposées chez LocaZIL qui permettent aux écoliers les plus jeunes de concevoir, sur la base de motifs visuels déjà tracés de les assembler au gré des aléas d'un dé cubique. Ce blog a tout particulièrement retenu mon attention pour sa fiche consacrée à Picasso .

La part de hasard dans la création artistique n'est pas une découverte. Toutefois, il peut être intéressant de remarquer comme elle peut être importante dans le processus créatif des artistes les plus classiques, comme Rodin, dont certaines sculptures sont restées très dépendantes du matériau travaillé.

L'outil numérique se prête tout particulièrement à l'élaboration de productions gouvernées par le hasard. Même si les nombres randomisés par l'ordinateur ne restent que pseudo-aléatoires. On pourra essayer de reproduire les pavages de Truchet présentés ici .

Certains artistes préfèrent imposer plus de contraintes à la machine dans leur création. On retrouve certains d'entre eux sur la page Wikipédia dédiée à l'art génératif . Parmi eux, René-Louis Baron propose un module high-tech propre à générer des sons. Le « LodyOne » permet « de créer une mélodie en adéquation harmonique avec l'orchestration préenregistrée choisie » :

Enfin, Peter Gena s'est proposé de produire des œuvres musicales dont les sons seraient codés par des séquences d'ADN .


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